Guillaume Pellay, Elles travaillent, puis se baignent les baigneuses


Elles travaillent, puis se baignent les baigneuses,

une exposition de Guillaume Pellay.

Du dimanche 4 au samedi  24 octobre 2020.
Horaires: vendredi & samedi, 15h-18h.
Ou sur rendez-vous.
Vernissage dimanche 4 octobre à partir de 15h.

Avec le soutien de la DRAC Bretagne, Aide à la création,
Ministère de la Culture.

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le bois poli du manche
le sèche-mains à air pulsé de la station d’autoroute
les mûres écrasées pour la gelée
trop sèches cette année
le sureau, très tôt cette année
le genou écorché
salut de gymnaste, salut de Fernand, tout sourire
la forme du savon
et d’un autre savon
la danse de doigts comptables
la main droite sous terre quand la gauche soutient le corps entier voûté à la tranche
fin d’été, short court,
la tranche ouvre en tranches le sol brun,
la main palpe sous sol, les pommes dorées émergent entre
les doigts
sang rouge sur gant bleu sur peau noire,
il est mon autostoppeur,
chaque jour il désosse des crânes de porcs,
il s’occupe alternativement des pieds de cochons,
les équipes tournent pour prévenir la fatigue,
chaque soir il termine quand la chaîne s’arrête, quota quotidien atteint,
souvent c’est trop tard pour le dernier train, il tend le pouce sur la nationale
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la vasque
la terre glaise qui longe la rivière, elle est dure l’été,
gonflée et collante elle dégueule des limites du chemin l’hiver
prunus spinosa abonde les chemins
le canif, l’actinidia, la peau du kiwi
les bestioles qui logent dans les pommes
fruits du labeur et ravageurs
la préhension du smartphone
le politicien
le chiffon
la queue de poisson
le métro parisien
sont à observer
.tenter de faire comme les choses sont dures et douces

__________Elles travaillent, puis se baignent les baigneuses

une exposition à béton caverne
guillaume pellay
oct. 2020













Etienne Bossut, Hugo Dinër, Michaël Harpin, Nesrine Mouelhi & Sylvie Ungauer


Garenne et terrain vague,
Etienne Bossut, Hugo Dinër, Michaël Harpin, Nesrine Mouelhi & Sylvie Ungauer.
Commissariat Béton Caverne.

Une exposition du  8 au 29 septembre 2019.
Horaires: vendredi, samedi : 15h-18h.
Ouverture dimanche 29 septembre: 15h-18h
à l’occasion des ateliers ouverts de Rennes métropole.
Vernissage dimanche 8 septembre à partir de 15h.

Avec le soutien de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne,
site de Brest.

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Viens à la maison
Dans le ventre du chat qui dort
Une maison
Un amour, un petit regard, un sourire
Viens à la maison
Rentre avance doucement sans déranger personne
Le bout de la ficelle est une femme
L’arbre du puits est un bébé garçon
Viens rentre
Tu vois !
Ici !
Quelque part
Je parle
Je chante
Je danse à nous
A la façon que tu as d’être à moi
A tes mots durs un peu doux quelquefois
A toi, à la petite fille que tu étais
A celle que tu es encore souvent
A ton passé, ton présent
A notre maison
A ta mère
Viens rentre à la maison

Nesrine Mouelhi, aoüt 2019

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http://ddab.org/fr/oeuvres/Bossut
http://welcometosilver.city/
http://base.ddab.org/michael-harpin

http://base.ddab.org/nesrine-mouelhi
http://ddab.org/fr/oeuvres/Ungauer

Maxence Chevreau & Margaux Janisset, Ces conversations ont-elles des contours?


Maxence Chevreau & Margaux Janisset, Ces conversations ont-elles des contours?
Une exposition-restitution suite à résidence.
Les 28-29 et 30 juin 2019.
Finissage dimanche 30 juin, à partir de 15h.

Nous sommes abrités par le toit ajouré d’un arbre. Dessous, l’ombre y est sans épaisseur: lumière tamisée. Des branches tombent à la verticale et s’intercalent avec l’horizon du paysage. Il y fait frais. Une rivière ruisselle dans un débit continu. Elle est le trait d’union entre deux villages. Un vent vif entrechoque des cailloux : tintement berçant. Des halos lumineux se déposent tantôt sur le bleu scintillant de l’eau, tantôt sur l’ombre d’un pétale jaune. Les yeux sont hypnotisés par le reflet de l’eau sur une barque. Les bateaux ondulent. La lumière se diffracte. Fixé trop longuement cet effet lumineux fait apparaitre des points flottants se déplaçant sur la rétine. Il y a comme un rideau de taches sous les yeux. La vue est filtrée. Devant nous,  il y a un écran moucheté qui monte à la surface, recouverte d’une mince pellicule verte, bleue et jaune. De plus près, des ronds se succèdent dans un rythme infini.

Les pièces présentées à Béton Caverne sont le résultat d’une pratique en duo, autant que d’un parasitage de pratiques. C’est une façon de réinvestir chacun les questions de l’autre et d’explorer les possibilités d’une pratique du jeu, d’une création du quotidien. Ainsi l’exposition évoque la possibilité d’une conversation sensible entre les formes, les couleurs. Comme une recherche désordonnée, les questions ne se posent pas frontalement ici. Ce sont des contours qu’il faut appréhender progressivement. L’installation rejoue une scénographie des intérieurs Shakers. Ces derniers sont parfois présentés comme pionniers du design moderne bien qu’il s’agisse plus probablement d’une coïncidence que d’une réelle influence. Les œuvres deviennent ici  des artéfacts domestiques, des ustensiles mis en scène par un dispositif radical qui laisse place à une lecture dans les formes. Des objets s’ajoutent. La chaîne s’agrandit et la solidarité entre les éléments s’établit sur un rapport plastique, rythmique et musical.

Maxence Chevreau & Margaux Janisset

Avec le soutien de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne,
site de Quimper.












www.maxencechevreau.fr

Babeth Rambault, Cause départ


Cause départ
, une exposition de Babeth Rambault

Commissariat Béton Caverne.

Du 24 mars au 20 avril 2019
Horaires: vendredi et samedi, 15h-18h
Vernissage dimanche 24 mars, à partir de 15h.

 

Se gardant des modes, Babeth Rambault développe un travail singulier, attachée 
aux terrains qu’elle traverse dont elle relève les fragments. L’artiste pratique
 un art spontané, attentif dans ses processus aux hasards, aux
 dysfonctionnements. Elle accommode les choses au sein d’arrangements 
ludiques et composites, mêlant entre autres, aliments, terre, éléments
 de construction & mobiliers, photographie & vidéo.
 Ses propositions infraordinaires, aux penchants tantôt rustiques ou grotesques
 ont des accents poétiques tels Dérive panoramique,
 Le sentier des travers, Les poteaux de mon pouls, Le sourire du sabot,
 Convergence de boue.
Du 24 mars au 20 avril est présentée à Béton Caverne l’exposition Cause départ.
 A cette occasion paraît un recueil éponyme publié par Lendroit éditions
 en partenariat avec Béton Caverne.
Cause départ est le dernier volet des inventaires photographiques qui ponctuent la pratique de Babeth Rambault. Cultivant la mise à distance, l’artiste n’en propose pas moins la relecture d’une figure imposée de l’exposition -l’accrochage.
Soit des images glanées sur les sites de petites annonces; prises de vues d’étagères murales photographiées à la hâte par leurs vendeurs à bout de bras, à bout de doigts parfois.
 Dans une approche écartant l’esprit de sérieux, on lit un éloge de l’occasion, de la seconde main essentielle dans un monde qui déborde. S’illustre à répétition le touchant sans chichi, d’ingénieuses ou malhabiles combines comme autant de ressorts comiques. Mais au delà pointe aussi notre époque ; des corps, 
des choses, aux prises avec la gravité, la mobilité contrainte, les vies faites d’expédients comme autant de causes possibles. Et jusqu’à l’ironie d’un renversement, le corps devient support en place de l’étagère.
Dans son travail Babeth Rambault envisage la photographie comme ce qui fait 
tenir ensemble sculpture poésie et désillusion comique.
Via une esthétique home-made, elle cultive un goût du simple où cohabitent des
 éléments considérés sans qualité.
Avec détachement, l’artiste compose avec l’impermanence des choses, du tellurique au ménager.

Emeric Hauchard-Mercier




















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http://ddab.org/fr/oeuvres/Rambault

Stedy Theodore, Peintures


Peintures de Stedy Theodore.
Commissariat Béton Caverne.

Du 16 au 24 novembre 2018,
à l’occasion du Rennes art week-end.
Horaires: 15h-18h.
Vernissage dimanche 18 novembre à partir de 15h.










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Rennes art week-end.

Catherine Duverger, Emeric Hauchard-Mercier, Emmanuel Reuzé, Gaspard Janos, HEE, Isa Balog, Lionel Raude, Ludovic Méhauté, Muriel Bordier, Myriam Ingrao, Paul Dolléans, Au revoir image.


Au revoir image,

Catherine Duverger, Emeric Hauchard-Mercier, Emmanuel Reuzé, Gaspard Janos,
HEE, Isa Balog, Lionel Raude, Ludovic Méhauté, Muriel Bordier, Myriam Ingrao,
Paul Dolléans.
Commissariat Béton Caverne

Une exposition du 30 septembre au 8 novembre 2015 (prolongée).
Horaires vendredi, samedi, dimanche: 14h-18h
Vernissage jeudi 29 septembre, à partir de 18h



HEE,  Splendeur Foral on Plinth, 2008.  Canevas trouvé inachevé et complété au fil rouge, 56x46cm


Lionel Raude  Sans titre, 2015.  Photographie contrecollée sur aluminium, 36x24cm.

Emmanuel Reuzé Sans titre (les nuits), 1999. Photographie argentique, papier affiche, 36x29cm.

Ludovic Méhauté   L’invitation au voyage, 2014.  Garde-boue, métal, barre de douche, tickets
(coordonnées GPS).


Muriel Bordier  Sans réserve, 2013.  Collodion humide (tirage papier affiche).
http://www.liberation.fr/photographie/2014/03/05/panache-d-apaches_984730º


Catherine Duverger, Playground #2, 2012.  Photographie couleur encadrée, 54x42cm