Babeth Rambault, Cause départ Vol.1

Cause départ, vol.1,
de Babeth Rambault

paraît à l’occasion de l’exposition Cause départ,
de Babeth Rambault, commissariat Béton Caverne.
Publié par Lendroit éditions en partenariat avec Béton Caverne.
150 exemplaires,
12x18cm/ 40 pages/ Impression quadrichromie sur papier 170g
Graphisme: Justine Molkhou
ISBN : 978-2-908-76,
5 euros.

 

Cause départ est le dernier volet des inventaires photographiques qui ponctuent la pratique de Babeth Rambault. Cultivant la mise à distance, l’artiste n’en propose pas moins la relecture d’une figure imposée de l’exposition -l’accrochage. Soit des images glanées sur les sites de petites annonces; prises de vues d’étagères murales photographiées à la hâte par leurs vendeurs à bout de bras, à bout de doigts parfois. Dans une approche écartant l’esprit de sérieux, on lit un éloge de l’occasion, de la seconde main essentielle dans un monde qui déborde. S’illustre à répétition le touchant sans chichi, d’ingénieuses ou malhabiles combines comme autant de ressorts comiques. Mais au delà pointe aussi notre époque ; des corps, des choses, aux prises avec la gravité, la mobilité contrainte, les vies faites d’expédients comme autant de causes possibles. Et jusqu’à l’ironie d’un renversement, le corps devient support, en place de l’étagère. Dans son travail Babeth Rambault envisage la photographie comme ce qui fait tenir ensemble sculpture poésie et désillusion comique. Via une esthétique home-made, elle cultive un goût du simple où cohabitent des éléments considérés sans qualité.
Avec détachement, l’artiste compose avec l’impermanence des choses, du tellurique au ménager.

Emeric Hauchard-Mercier

Cause départ exhibition was organised at Béton Caverne from March 24th to April 20th, 2019. A collection of the same name was published by Lendroit éditions for the event. Cause départ is the last part of the photographic inventories that punctuate Babeth Rambault’s work. The artist is devoted to distance but also offers a reinterpretation of an imposed figure of the exhibition: hanging. There are images from classified ad sites; shots of wall shelves hastily photographed by the salesmen at arm’s length, sometimes at their fingertips. In an approach that takes away the spirit of seriousness, we can read praise of the pre-owned, and of the essential presence of a second-hand market in a world that is getting out of control. A repeated illustration of the touching without fuss, ingenious and clumsy tricks as present as comic effects. But beyond that is highlighted today’s society: bodies, things, grappling with gravity, forced mobility, lives made up of expedients as many possible causes.  Then comes an ironic turnaround; the body becomes support, replacing the shelf. In her work, Babeth Rambault shows photography as what holds sculpture, poesy and comic disillusionment together. With her home-made aesthetic, she works with a taste for the simple where elements considered to be of no quality coexist.
With no attachment, the artist composes with the impermanence of things, from telluric to domestic.

Emeric Hauchard-Mercier